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 Les cafés sont pour tout le monde, non ? -Sam-

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MessageSujet: Les cafés sont pour tout le monde, non ? -Sam-   Dim 13 Mar - 22:46

Qui a dit que les lieux publics n’étaient réservés qu’aux personnes normales ? Je suis très normal. Je vais au restaurant, aux cafés, dans des bars… Mais jamais au cinéma. Je n’aime pas ça. Cette odeur de beurre chaud et ces croustillements incessants durant le film, ça m’exaspère. Alors je préfère me détendre autour d’un bon café, ou d’un whisky d’exception. Lorsque je suis dans la rue, je ressemble à toute personne lambda. D’accord, mon costume est sur mesure et mes chaussures italiennes, mais je pourrais très bien passer pour un PDG des plus classiques. Aujourd’hui même, je porte un costume gris foncé avec une chemise noire, tous signés Azzaro. Mes chaussures, également noires, ont été cirées quelques minutes plus tôt par un jeune sans abris qui faisait cela pour gagner quelques pièces. Je me rendais toujours chez le même, un jeune gars d’une trentaine d’années avec un léger accent hispanique. Après quelques conversations avec lui, j’avais put découvrir qu’il était arrivé aux Etats-Unis il y avait de cela 20 ans avec ses parents. Il avait plusieurs fois essayé de me questionner sur ce que je faisais, mais afin de couper court à ses questions, je lui offrais un billet plus grand qu’à l’habitude, et un de mes sourires qui signifiait bien plus qu’un simple « terminé les questions ». Deux rues plus loin, j’avais trouvé ce café dans lequel je m’étais arrêté et y avait commandé un long café noir avec un peu de crème. Je voyais autour de moi une majorité de jeunes personnes – vers les 20 ans.

Je n’avais pas l’impression d’être en décalage par rapport à tous ces clients. Peut-être parce que je ne pouvais cesser d’observer par la vitrine les personnes traversant rapidement les trottoirs. Les gens ne prenaient vraiment plus le temps de profiter de la vie. Mais pourtant, chaque jour, je prenais un peu plus de risques. Surement parce que je savais que notre rencontre serait imminente. Ma rencontre avec qui ? Avec celle qui vient de traverser la rue devant mes yeux. Elle ne vient pas acheter son café ici, mais celui à l’angle de la rue suivante. Et pourtant, elle passe toujours aux mêmes heures ici. En la voyant passer, je reconnais aisément le physique élancé de sa mère. La même finesse habitait leurs gestes. Ses cheveux étaient cependant bien plus longs que ceux de sa mère qui les tenait toujours courts, ou au plus long au carré. Volant au rythme de ses pas, je guettais cet instant où elle allait tourner le regard vers moi. Ce qu’elle ne fit pas. Wilhemina ne pouvait pas savoir que j’étais là. Comment pourrait-elle le savoir d’ailleurs ? Mais je sais que bientôt je pourrais lui adresser la parole. Quoi que je ne sache pas quoi lui dire. Ni même si j’en ai réellement envie. Mais ma fille, sache qu’on ne choisit pas sa famille. Tu devrais bien le savoir, non ? Je me suis déjà imaginé de nombreuses fois nos « retrouvailles ». Ou plutôt ce jour où je lui imposerais de savoir que je suis toujours en vie. Va-t-elle s’en réjouir ? Ou va-t-elle partir en courant ? Je me suis même déjà imaginé qu’elle allait tenter de me tuer pour savoir si j’étais bien vivant ou non. Ou peut-être que…

Mes pensées furent interrompues par une personne me bousculant sur son passage. N’était-il pas doué ? Ou tout simplement avait-il décidé de m’ennuyer ? Par chance, le café renversé ne m’avait pas atteint, tout était parti sur le sol.


« Vous pouvez regarder où vous mettez les pieds, non ? »

Ma voix était grave, mais pourtant pas énervée. Je n’avais simplement pas envie de me faire bousculer sans excuse.


Dernière édition par William L. Chambers le Dim 20 Mar - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les cafés sont pour tout le monde, non ? -Sam-   Dim 20 Mar - 19:45

- C'est n'importe quoi ! Tu ne sais pas faire ton travail ! Dégage avant que je ne te détruise la tête !

Je fixais le dernier arrivé en date qui me donnait l'impression d'être un petit chien que l'on dispute parce qu'il a fait une bêtise dans une maison. Genre... faire tomber un vase ! Mais là, ce type, ce "nouveau né" comme j'aimais appeler tous les nouveaux, il avait fait bien plus qu'une simple bêtise. Il avait failli tous nous faire enfermer. Ce grand benêt n'avait pas attention à ses arrières et s'était fait suivre par des agents des stups. J'avais eu de la chance de vouloir anticiper. Je ne faisais jamais vraiment confiance aux nouveaux. Et j'avais eu raison. Ce type était quelqu'un de confiance, c'était clair... mais il ne faisait attention à rien. Et dans mon business, chaque personne est un flic potentiel. Personne ne doit jamais nous suivre quand nous sommes en mission. Sinon, quand on ne porte pas de drogue sur soi, on s'en fiche.

Je le regardai filer en dehors de mon bureau improvisé et rangeai mon arme et mon holster dans un tiroir, fermé à clé et caché derrière un faux pan de mur. Je soupirai avant de sortir de la pièce, sans donner la moindre indication sur l'endroit où j'allais. Les autres avaient l'habitude avec moi. Je m'isolais de temps en temps. Et je revenais presque toujours avec une nouvelle idée pour gagner encore plus. C'était en faisant tout cela que j'avais réussi à atterrir à Washington. En ayant des idées novatrices. En sortant du couloir, je croisai de nouveau le type que je venais de ficher dehors. Je le fixai en fronçant les sourcils. Il baissa les yeux, tout d'abord, puis la tête. Je souris une fois qu'il fut dans mon dos. Il était peut-être quelqu'un de confiance, mais il était totalement ridicule devant moi !

Je sortis dans la rue et filai vers le café le plus proche. Je tombais de sommeil et j'avais besoin de ma dose de caféine. Pourtant, le café n'était vraiment pas une boisson dont je raffolais. Pas du tout même ! Mais en ce moment, il m'aidait à tenir. Je n'avais pas beaucoup dormi en trois jours. Quelques heures au maximum. Nous préparions un grand coup et c'était pour cette raison que je testais de nouvelles personnes, hommes ou femmes. Je baillais longuement avant de sentir que je bousculais quelqu'un. J'entendis alors un bruit de gobelet qui tombe par terre. Je baissais la tête et vis alors une traînée noire de café, jonchant le sol.

« Vous pouvez regarder où vous mettez les pieds, non ? »

Je relevai la tête vers la personne dans laquelle je venais de rentrer. Un homme. Plus âgé que moi. Pas très aimable d'ailleurs. Mais en même temps, je pouvais le comprendre, je venais de lui rentrer dedans... et en plus, il allait devoir racheter un café. Pas question que je lui repaye ! Je le regardai d'un oeil noir. Il n'allait pas m'intimider. Ce n'était pas le jour de me faire la leçon non plus. Et puis ... qui pourrait me faire la leçon pour un café renversé ? Je faisais des choses beaucoup plus "graves" et "illégales" que cela ! Hors de question que je me fasse marcher sur les pieds.

- Je ne suis sûrement pas le seul à ne pas regarder où je marche ! Si vous aviez regardé devant vous, vous m'auriez vu venir !!

Je vis que son regard changeait suite à ma réplique. Oui... j'ai de la répartie ! Je suis quelqu'un de têtu et difficile. Et il avait plutôt intérêt - pour sauver sa peau - à ne pas me parler comme ça ! Je n'avais aucune pitié. Pourtant, cet homme ne me semblait pas appartenir au commun des mortels. Un de ces hommes qui ne savent rien de la véritable vie. La mienne. La nôtre !
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MessageSujet: Re: Les cafés sont pour tout le monde, non ? -Sam-   Jeu 24 Mar - 17:44

« Je ne suis sûrement pas le seul à ne pas regarder où je marche ! Si vous aviez regardé devant vous, vous m'auriez vu venir !! »

Ah… Visiblement, il avait décidé de me prendre la tête. Néanmoins, cela me permis tout de même de relever mon regard vers cet individu. Une trentaine d’années, peut-être un peu moins. Peut-être même l’âge de ma fille. Tiens, d’ailleurs… Non. Les fractions de secondes qui s’étaient enchainées l’avait fait disparaitre de ce point de vue qui s’offrait à moi. Ce n’était pas bien grave, j’en avais l’habitude. Alors… Où en étions-nous ? Ah. Oui. Notre énergumène. Je voyais dans son regard de l’autorité, mais de l’autorité qui ne me faisait pas peur. Ah ah. Non. Après tout, je n’étais pas à la tête de mon empire après avoir tremblé des genoux devant des jeunets comme lui ! Mais j’aimais l’idée de lui faire croire le contraire. Après tout, il semblait apprécier cela. Rapidement, cet air contrarié qui s’était vivement installé sur mon visage se changea en un étrange sourire. Il aurait clairement put être comme celui que j’affichais avant d’éliminer un de mes ennemis. Ce qui était rare, puisque le plus souvent je déléguais ce travail. Mais parfois, les besoins font que je dois effectuer certaines taches par moi-même. Tuerais-je pour un café renversé ? Non. Je ne ferais même pas de scandale. Je ne suis – après tout – pas le genre de personne à vouloir prendre la tête de l’affiche. Je lui lançai simplement un « à plus tard » avant de m’éclipser vers le comptoir.

… Quoi ? Si je ne suis pas bien ? Ah ah ah ! Croyez-moi, je suis au meilleur de ma forme. Et encore plus lorsque ma seconde commande arrivera. Cet homme, je connaissais son visage. Ou plutôt, il correspondait plutôt bien à une description qu’on m’en avait faite. Dans la poche de ma veste, j’envoyai un message à l’un de mes sbires. « Analysez les caméras de surveillance autour du café ». Je devais confirmer cette pensée. Je n’attendis pas bien longtemps avant d’être servi. Par ailleurs, je glissais à ma serveuse un pourboire supplémentaire, afin de m’excuser du travail supplémentaire que mon « nouvel ami » lui offrait. Le temps que j’attrape le gobelet contenant ce précieux breuvage, mon téléphone vibrait. Je lus le message qui s’affichait, et un sourire s’affichait de plus belle sur mes lèvres strictes. J’aimais avoir des intuitions justes.

Je me dirigeais vers une des tables, celle ou l’homme que j’avais rencontré quelques minutes plus tôt s’était assis. En même temps, j’entendais derrière moi la personne chargée de nettoyer la flaque s’afférer. Mais cela ne durait pas bien longtemps, elle devait en avoir l’habitude. Dommage pour elle. Je m’assis sur la chaise en face, sans en demander l’autorisation, puis après avoir but une gorgée tant attendue, je lâchais enfin :


« Quelle coïncidence que deux personnes telles que nous se croisent dans de si « tragiques » circonstances, n’est-ce pas Monsieur Rodriguez ? Ou Rodriguez-Smith ? A moins que ce soit celui commençant par un « P »… Bah… (À cet instant, je plissais légèrement le nez) De toute façon, je ne sais jamais par quel nom je dois vous appeler. »

Je guettais la réaction du jeune homme, m’attendant à ce qu’il se lève d’un bond et quitte cet endroit. Ce qui aurait été compréhensible. Mais à la place que j’attribuais à cet homme dans sa hiérarchie, je me doutais qu’il n’allait pas quitter cet endroit de si tôt, et peut-être même qu’il appellerait ses hommes pour m’emmener loin de cet endroit et me ferait oublier ce que je savais sur lui. Mais que voulez-vous, pour un homme comme moi, il n’est pas de choix que de connaitre toutes les identités de chaque personne ! Mais bien entendu, que les miennes restent parfaitement secrètes. William. William Cromwell. C’était la seule que l’on pouvait vraiment connaitre. Après tout, mes noms de naissances sont impossibles à trouver, puisque classés dans la catégories « tués au combat ».
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MessageSujet: Re: Les cafés sont pour tout le monde, non ? -Sam-   Sam 26 Mar - 22:50

Plus les minutes passaient, plus j'avais l'impression que cet homme me ressemblait beaucoup. Pas physiquement, non. C'était autre chose. En fait, je sentais ces choses là. Je ne savais ni pourquoi, ni comment, mais une chose était sûre et certaine : ce type avait des choses à cacher, lui aussi. Alors que je pensais qu'il allait devenir menaçant, comme je m'y attendais, son expression se mua en une espèce de joie idiote, visible par son sourire. Pourquoi souriait-il ? Il aurait plutôt dû répliquer. Et pourtant, tout ce qu'il fit, ce fut de tourner les talons en me lançant un "à plus tard", énigmatique et qui me mit la puce à l'oreille.
Chaque seconde me donnait une nouvelle impression. Il devait deviner quelque chose à propos de moi, comme je pouvais le faire pour lui. J'avais bien raison. S'il doutait de mon identité et de ma fonction, alors j'avais raison de le faire moi aussi pour lui. Je n'eus pas le temps de répliquer - ni l'envie d'ailleurs - puisqu'il repartit se commander un nouveau café. Quant à moi, je filai m'asseoir sur une table libre, et plutôt éloignée des autres. Je sentais qu'une conversation se préparait. Et contrairement à ce que j'aurais pu croire, je ne pensais pas que ce type puisse être un flic. Non. Un flic aurait jubilé, en me trouvant là et en ayant la possibilité de me poser quelques questions en espérant que je puisse lui dévoiler, sans le vouloir, toute mon "entreprise". Cet homme, que je ne connaissais pourtant pas, me semblait plutôt être amical. Evidemment... quand je dis amical, je ne parle pas d'une relation vraiment platonique, idiote, qu'ont tous les humains entre eux. Je parle de deux personnes, hautement placées, qui pourraient faire des affaires ! Un serveur prit alors ma commande, et mes pensées divaguèrent un peu, pendant quelques instants.

Soudainement, l'homme revint dans mon champ de vision. Je ne le quittai désormais plus des yeux. Tout en restant impassible, je le vis se rapprocher de ma table, pour finalement s'asseoir en face de moi, en tirant doucement sa chaise. Il ne m'adressa pas un mot avant de boire une gorgée de son nouveau gobelet de café. Quant à moi, j'attendais encore ma commande, qui apparemment, n'allait pas tarder à arriver. Alors que je terminai de scruter tout son visage, pour bien imprimer sa tête dans mon esprit, je l'entendis m'adresser - enfin - la parole.

« Quelle coïncidence que deux personnes telles que nous se croisent dans de si « tragiques » circonstances, n’est-ce pas Monsieur Rodriguez ? Ou Rodriguez-Smith ? A moins que ce soit celui commençant par un « P »… Bah… De toute façon, je ne sais jamais par quel nom je dois vous appeler. »

Je haussai un sourcil, amusé par la situation. J'avais donc vu juste. Il me connaissait. Et c'était tout sauf un flic. Un flic ne m'aurait jamais dit cela. Un flic ne savait pas que je possédais plusieurs identités. Pour les flics, j'étais ce Rodriguez-Smith. Manuel, de mon prénom d'emprunt. Alors, lui, ce type là, ce ne pouvait pas en être un. Il était comme moi. Trafiquant. Après ... que trafiquait-il ? Je connais tous les grands dealers. Tous ! Sans exception. Il n'en faisait pas partie. Alors il était dans un autre business. Ce qui pouvait se révéler très intéressant. Un nouveau marché pouvait s'offrir à moi. La seule chose à laquelle je devais prêter attention, c'était à ne pas trop prendre goût au succès, à l'argent... Je devais rester soft. Et garder le contrôle de la situation. Mais je ne m'en faisais pas trop. Je n'avais pratiquement jamais consommé de drogue. Seulement au début, quand je devais la couper moi-même. Mais maintenant, j'étais clean. J'étais le patron ; je devais faire preuve de professionnalisme.

Après avoir gardé le silence pendant quelques instants supplémentaires, j'ouvris la bouche pour lui répondre. Il s'était peut-être attendu à ce que je nie tout. Mais il était bien informé. Et puis .. à quoi bon mentir ? Nous n'aurions sûrement plus d'occasions après celle-ci de faire des affaires. Si le marché sur lequel il travaillait était intéressant, alors je pourrais en profiter. Je savais être très convaincant, quand je voulais prospérer. Et j'allais toujours jusqu'au bout !

- Si vous êtes de mon côté, alors appelez moi P. Simplement P. Je sais que vous connaissez mon nom entier. Ne le dites pas. Il y a trop de monde ici. Je sais que vous êtes de mon côté, sinon, vous ne sauriez pas tout cela ! Continuez de m'appeler Rodriguez finalement. On ne sait jamais tout ce qui passe près de nous, n'est-ce pas ?

Je souris. Evidemment, je faisais allusion au fait qu'il avait sûrement usé de ses connaissances pour récupérer mon identité. Je ne passais pas inaperçu non plus, à vrai dire... Le serveur revint alors vers moi et me déposa mon café sur la table. Je le remerciai en lui lançant un regard bref, avant de me concentrer de nouveau sur l'homme en face de moi. J'avais beau chercher dans le fond de ma mémoire, son visage ne me disait rien du tout.

- Je vais être honnête, vous ne me dîtes rien du tout. Comment dois-je vous appeler ? Et à qui ai-je l'honneur, finalement ?

Je devais avouer que j'étais un peu désorienté, à force de ne pas pouvoir mettre un nom sur sa tête. Mais, j'espérais que ce serait bientôt chose facile...
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MessageSujet: Re: Les cafés sont pour tout le monde, non ? -Sam-   Lun 28 Mar - 19:27

Si j’étais de son côté ? J’aurais put lancer un de ces banales « mais je ne suis que de mon propre côté… », mais cela paraissait évident. Dans notre monde – oui, « notre » maintenant que j’en ai la confirmation – il n’y a pas vraiment de « côté ». Bien sur, des rivalités existent. Mais on ne se pose jamais la question entre nous de savoir si on a à faire à des ennemis ou non. On le sait, point barre. Qu’on connaisse ou non l’identité de son interlocuteur. Que ce cher « Rodriguez » ne connaisse pas mon nom ne m’étonnait guère. Et cela me rassurait en fait. Même pour de « hautes hiérarchies » comme lui, j’étais toujours inconnu. Tant mieux d’ailleurs. Cela signifiait que – malgré les années – je restais toujours au niveau.

« Appelez-moi William, cela suffira. »

Un sourire énigmatique se dessina sur mes lèvres qui se posèrent sur le gobelet, et avalèrent une gorgée de café. Tout dans ma phrase – aussi simple soit-elle – portait au doute. M’appelais-je réellement William ou était-ce un nom que je lui donnais pour en masquer un autre ? Ou alors était-ce effectivement mon prénom, mais par ce « appelez-moi » je souhaite lui faire croire que non ? Et pourquoi ne pas lui fournir un nom de famille ? Je n’en ai pas ? Il est trop connu ? Aucun ne me dure plus de deux semaines ? Ne comptons pas les questions qu’une simple phrase pouvait engendrait. Parce que je savais choisir minutieusement mes mots pour que, combinés, rien ne puisse être parfaitement utilisé contre moi. Oui, après plusieurs années dans la police, j’avais sut apprendre à déjouer les roulements du système juridique, et savait me protéger par moi-même.

« Dites-moi, Rodriguez. Que savez-vous de la collaboration d’entreprises. Les ouvertures de marchés, tout ça… »

Je pensais vite. Très vite. Ou tout du moins assez pour voir des ouvertures potentielles et des augmentations de vente possibles. Mon cerveau ne cessait de fonctionner, de penser. Tout était opportunité à saisir. Et là, ça l’était encore plus. Je n’avais pas encore sut comment étendre mes transactions au sud des Amériques. Tout simplement parce que je n’en avais pas encore eu le besoin. Rien qu’en comptant les ventes vers l’Irlande, l’Afrique et – oui oui – les Etats-Unis, suffisaient à faire fonctionner les affaires. Le reste, ce ne serait que du bénéfice, déjà qu’il était conséquent.

Une question vient effleurer mon esprit. Je me demandais s’il se doutait de la nature mes trafics. Quoi qu’il faille dire, ils varient selon les besoins. En ce moment, les ventes d’armement flambaient. Et tant mieux pour moi, c’était dans ce domaine que j’excellais le plus. Bien que je ne loupais jamais une vente. Les armes à feu étaient quelque peu mon domaine. Toujours sures, elles pouvaient soit être votre meilleur allié, soit votre pire ennemi. Mais jamais elles étaient infaillibles. Mais elles étaient toujours contrôlables. Ma collection personnelle – d’armes non déclarées bien sur – était assez conséquente. Bien qu’il en manquait une, mais la récupérer était encore plus risquer que de me rendre dans ce café tous les jours.


« Comme vous devez vous en doutez à ma question, je cherche à étendre ma clientèle… »

Je restais sérieux. J’étais toujours sérieux. Les seuls mouvements que je faisais consistaient à apporter les bords du gobelet à mes lèvres pour boire un peu de ce café si durement eu. Je n’étais pas nerveux – et je ne l’étais jamais. Ma voix était aussi grave qu’à son habitude, sans tremblement ni hésitation. Pour moi, je voyais là une discussion comme une autre.
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MessageSujet: Re: Les cafés sont pour tout le monde, non ? -Sam-   Lun 28 Mar - 22:17

Malgré tous ses efforts pour ne rien laisser montrer, j'étais bien physionomiste. Et j'avais remarqué qu'il était plutôt fier de lui, sur ce coup là. Quant à moi, j'avais un peu honte de m'être fait avoir comme un bleu. Oui, je l'avais été, pendant une bonne minute. Pourtant, ce n'était pas l'expérience qui manquait ! Mais s'il connaissait mon identité, alors c'est que je mettais fait espionner. Il m'avait surveillé, l'espace d'un instant, pour me connaître. C'était pourtant étrange. Comme je l'avais déjà dit, je connaissais la plupart des dealers et des chefs des autres cartels. En ces temps de crise et de grosses poursuites judiciaires, nous nous serrions les coudes. Plus que jamais. Mais alors, comment ce type, qui n'était sûrement pas dans le milieu de la drogue – ou du moins, moins souvent que dans d'autres milieux, que moi je ne fréquentais pas – pouvait-il m'avoir ne serait-ce que reconnu ? J'étais un des types les plus communs pour le monde des mortels, et lui, comme ça, il réussissait à devenir qui j'étais, et ce que je représentais. J'étais sceptique, sur ce coup là !Néanmoins... je me tus, attendant une réponse concrète à mes propres questions.

« Appelez-moi William, cela suffira. »

Je hochai subrepticement la tête. Ce qui se résuma plutôt à un vague mouvement du menton. Toutefois, j'avais compris. Ce mec ne voulait pas se faire trop connaître des gens. Il était mon égal. Son nom ne devait pas être dévoilé. Parce que j'imaginais bien que William était un prénom d'emprunt. Comme Manuel était le mien. Évidemment. Dans notre business, c'était obligatoire. Il est vrai que le prénom Sam aurait pu faire argentin... mais Manuel l'était encore plus. Quant à mon nom de famille.. il était hors de question que je le garde pour une couverture pareille. Alors évidemment... lui non plus ne s'appelait sûrement pas comme ça. Selon le personnage qu'il s'était créé, il avait choisi la meilleure identité possible. C'était pour cela que je me faisais passer pour un argentin ayant fait fortune aux Etats-Unis, grâce à une pauvre firme qui prospérait dans d'autres pays, et voulait s'étendre ailleurs. Dans un sens... mon projet était bien le même. Sauf que ma véritable firme, elle, n'était pas très légale. Pas du tout même. Mais jouer avec le feu était ce que j'aimais le plus au monde.

« Dites-moi, Rodriguez. Que savez-vous de la collaboration d’entreprises. Les ouvertures de marchés, tout ça… »

Ce fut à mon tour de sourire. Les « ouvertures de marchés » comme ce William le disait si bien m'intéressaient tout particulièrement. Plus mon business s'étendait, mieux c'était ! A priori, il ne travaillait pas du tout dans la même branche que moi. Cependant, toutes les branches de trafic étaient solidement liées entre elles. Je n'étais pas encore dans ce maillon. Mais si je pouvais y toucher et m'enchaîner à mon tour à toute cette grande affaire, je gagnerais encore plus. Tout le monde serait tout à fait gagnant. Et je connaîtrais un plus grand panel de personnes, qui me seraient importantes par la suite.

- J'en sais assez pour vous dire que je m'y intéresse de très près. Mon objectif en venant ici, était de faire prospérer tout ce que j'ai entrepris depuis le début. J'imagine que pour tout chef, c'est la même chose, n'est-ce pas ?

Je lui adressai un autre petit sourire entendu, comme deux patrons qui pourraient discuter. William, quant à lui, ne souriait pas. Il restait étonnamment sérieux. J'attendais néanmoins sa proposition. En effet, s'il venait à me parler d'ouverture de marché, alors, forcément, j'allais devoir faire mon choix. Pourtant, je ne connaissais rien de ce type. Et il faudrait tout de même que je décide, en quelques instants pour le moment, si oui ou non j'allais marcher avec lui. Je sondais son regard glacial, qui ne laissait à présent plus rien paraître. Il me fixait, sans ciller, approchant de temps à autres son gobelet de café à ses lèvres. En ce qui me concernait, j'avais cessé de boire, en entendant son début d'offre. Soudainement, sa voix claqua de nouveau dans l'air, grave mais cependant claire comme de l'eau de roche.

« Comme vous devez vous en doutez à ma question, je cherche à étendre ma clientèle… »

Une fois de plus, je souris, l'air totalement détendu. Au fond de moi, c'était pourtant l'ébullition. Un mélange de fierté et de contentement s'imprégnait de ma peau, de mon âme, partant du bout de mes doigts jusqu'à la pointe de mes cheveux – encore un long, du fait de mon récent changement de papiers d'identité. Ainsi, j'avais ma confirmation : nos clientèles étaient bien différentes. Et les mélanger serait certainement une très bonne idée. J'étais plutôt partant, à première vue. Ce William me semblait être un type qui prenait nos trafics respectifs très au sérieux, tout comme moi, même si les apparences étaient parfois trompeuses. Justement... elles pouvaient l'être trompeuses ! Et si mon instinct m'avait soudainement laissé tomber ? Et si l'homme que j'avais en face de moi était un repenti ? Qui ne cherchait qu'à me coffrer ? Je devais tout de même rester prudent. Ne rien divulguer. Voir ce qu'il avait à me proposer avant. Ou déléguer le travail à un « nouveau né » qui ne valait pas autant que je le souhaitais.

- Je vous écoute...

Il proposait, donc il montrait et décrivait. Et je jugerais moi-même. Je me rendis alors compte de ma bêtise. Cela faisait longtemps que j'aurais dû m'intéresser aux autres trafiquants. Peut-être que j'aurais réussi à en apprendre sur cet homme. Et en connaître d'autres, qui auraient pu me faire d'encore meilleures offres, par la même occasion … Cependant, ce qui était fait, était fait, et ne pouvait plus être changé. Dommage pour moi !
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Les cafés sont pour tout le monde, non ? -Sam-

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